Functional Foods, LLC
238, rue Main, Bureau 400
Cambridge, MA 02142
Avant de fonder la compagnie Functional Foods, Dr Bell a passé 25
ans en médecine académique comme diététicienne
et chercheur en clinique. Elle est l'auteure de plus de 50 articles
et a écrit ou édité 7 livres; très en
demande comme conférencière, elle a fait plus de 200
conférences nationales et internationales pour les professionnels
de soins de la santé.
Ses domaines de recherche incluent le support nutritionnel par la
nutrition entérique et parentérique, de même
que l'évaluation nutritionnelle de patients ayant subi des
brûlures, une chirurgie majeure, ou souffrant du cancer ou
du SIDA. Le sujet de sa thèse de doctorat portait sur
l'évaluation des effets de l'huile de poisson alimentaire
sur le système immunitaire de patients atteints du SIDA. Plus
tard, elle a fondé la compagnie Functional Foods, LLC, qui
met au point des aliments et des suppléments alimentaires
aux fins médicinales pour les personnes souffrant de maladies
chroniques de même que pour les personnes voulant maintenir
une bonne santé.
RÉSUMÉ DE
COMPTE-RENDU
Concentré de
protéines de petit-lait
enrichi d'immunoglobulines
La capacité de fournir une immunisation passive par l'alimentation
est unique aux mammifères qui la reçoivent dans le
colostrum à la naissance. Le colostrum contient à la
fois des immunoglobulines immunostimulantes et des immunoglobulines
immunosuppressantes. Les immunostimulantes augmentent les mécanismes
de défense de l'organisme contre les maladies infectieuses
alors que les immunosuppressantes réduisent l'inflammation
et le développement des allergies; ensemble, ces immunoglobulines
fournissent un équilibre délicat au cours des premiers
jours de vie. Plus tard, les mammifères sont en mesure
de produire leurs propres immunoglobulines, mais en temps de maladie,
cette capacité peut s'affaiblir. Une protéine
de petit-lait spécialement traitée, l'une des principales
protéines du lait de vache, peut fournir des immunoglobulines à ceux
qui en ont besoin. Comme ce produit est non dénaturé,
il est une source riche en acides aminés qui peuvent servir
de précurseurs pour la production de glutathion. La cystéine
et la glutamate produisent le glutathion, puissant antioxydant nécessaire
en plus grandes quantités en situation de stress. Ce
résumé examine les bienfaits provenant de la consommation
d'une protéine de petit-lait avec une concentration plus élevée
d'immunoglobulines. Les caractéristiques du produit sont étudiées,
suivies d'un compte-rendu d'études secondaires menées
dans un environnement clinique. Les participants à ces études
sont des patients atteints de cancer et du SIDA. Enfin, un guide
sur l'utilisation du produit est fourni.
Tableau 1.Profil nutritionnel de PROMUNE™
Composantes
Quantité (% de solides)
Protéine
Béta-lactoglobuline
Alpha-actalbumine
Albumine de sérum de bovins
Lactoferrine
Autres (enzymes principalement)
81 %
41.5%
10.1%
2.1 %
0.23%
19% et autres =2%
Immunoglobulines
IgG1
IgG2
IgA
IgM
8.3%
5.96 g/100 g de PROMUNE™
0.36 g
1.18 g
0.59 g
Glucides
Lactose+
Autres
9.8%
2.6% (exprimée en pourcentage de la concentrationfinale)
< 0.5%
Matières grasses
Cholestérol
5.3%
212 mg (exprimée en pourcentage
de la concentration finale)
Calories
397 par 100 g de protéine de
petit-lait
Minéraux
Sodium
Calcium
Phosphore
Potassium
Sulfate
(mg/100 g PROMUNE™)
212 mg
396 mg
291 mg
755 mg
874 mg
Vitamines
Négligeable
PM = poids moléculaire; selon la référence
26
+ Il y a environ 5 g de lactose dans 100 ml de lait.
Les troupeaux de vaches de la Nouvelle-Zélande dont on utilise
le lait pour faire le PROMUNE™ ne sont pas traités
aux hormones ni hyperimmunisés; les vaches sont intentionnellement
infectées d'un pathogène qui les force à fabriquer
des anticorps spécifiques à ce pathogène. Ce
troupeau (Pristine) est l'un de deux troupeaux seulement qui peuvent
produire de façon naturelle des quantités suffisantes
d'anticorps dans le lait pour être efficaces en clinique (en
filière, Optim Nutrition, 1995).
Comment fonctionne la protéine de petit-lait
La protéine de petit-lait PROMUNE™, développée à partir
d'un produit substitut du colostrum, contient certains ingrédients
qui peuvent être bénéfiques pour le traitement
de nombreux malaises. Ce produit est également une source
protéique de haute qualité pour les personnes en santé.
Immunoglobulines
L'un des bienfaits de PROMUNE™ pour un patient ayant un
système immunitaire gravement affaibli est la teneur en immunoglobulines
provenant de la vache, qui sont aussi efficaces chez les humains. Ceci
est dû à leur structure qui est pratiquement la même
que chez les autres mammifères, y compris l'homme. (Illustration
1)
La plupart des immunoglobulines se composent de quatre chaînes
de polypeptides faites de deux chaînes lourdes identiques reliées
par des liaisons de disulfure covalentes et non-covalentes. Les
chaînes légères et les chaînes lourdes
d'immunoglobulines contiennent toutes les deux une région
constante d'acides aminés ainsi qu'une région variable. Cette
dernière est le site où la molécule anticorps
réagit avec l'antigène, c'est-à-dire le corps étranger. Les
anticorps du lait de vache sont très résistants à la
digestion dans l'estomac, et c'est cette propriété de
résistance que l'on recherche lorsqu'on consomme un petit-lait
enrichi d'immunoglobulines. Les anticorps dérivés
du lait de vache protègent activement l'être humain
contre certains virus, parasites et bactéries.
Ces anticorps forment la partie humorale du système immunitaire. L'autre
partie du système immunitaire fait référence à l'immunité par
l'intermédiaire des cellules. Chacun des anticorps contenus
dans la protéine de petit-lait joue un rôle spécifique
dans la fonction immunitaire. PROMUNE™ contient les immunoglobulines
suivantes: IgG1, IgG2, IgM, et IgA. Le IgM réagit
de façon précoce à un antigène et est
spécifique aux bactéries et aux virus. Par contraste,
les immunoglobulines G1 et G2 attaquent les virus et les autres toxines
après que les IgM et IgA aient bloqué l'adhérence
des bactéries; elles sont essentielles à la défense
antivirale.
Dans les cas de dysfonction gastrointestinale (par exemple, le SIDA),
les bienfaits d'un approvisionnement passif de ces anticorps deviennent évidents. L'épithélium
intestinal est la membrane protectrice entre le monde extérieur
et les parties internes de l'organisme. L'épithélium
enveloppe l'intestin d'une couche de lipides qui sert de barrière
efficace contre la plupart des produits chimiques, mais par contre
devient moins efficace contre la pénétration de substances étrangères. L'organisme
possède à la fois des défenses non-immunologiques,
comme l'acide gastrique et les enzymes digestives, et un système
de défense immunitaire qu'on appelle les tissus lymphoïdes
intestins (GALT - gut-associated lymphoid tissue). Ces tissus
contiennent à la fois une immunité humorale et une
immunité par l'intermédiaire des cellules. À l'intérieur
du lumen intestinal, les antigènes (corps étrangers)
sont liés à l'aide des immunoglobulines sécrétrices. Cette
agglomération empêche les antigènes d'adhérer à la
paroi épithéliale de l'intestin ou d'y pénétrer,
sinon, les antigènes traverseraient la paroi intestinale et
pénétreraient dans l'entérocyte, provoquant
ainsi possiblement la maladie.
(Illustration 1 Immunoglobuline A)
Tableau 2. Profile d'acides aminés de protéines à haute
valeur biologique
(exprimé en g/100 g de protéine à moins d'avis contraire)
PROMUNE™
Caséine
Lait
(2%)
Blanc
d'œuf
Soya
Bœuf
Cystéine
Glutamate Glycine
TOTAUX
2.45
18.99 2.34
23.78
0.4
20.9 1.8
23.1
0.94
20.9 2.13
24.0
2.24
11.74 3.45
17.43
1.3
21.64 4.46
27.4
1.12
15.0 5.45
21.6
Leucine
Isoleucine
Valine
TOTAUX
11.82
6.19
6.37
24.37
9.1
4.6
5.7
19.4
9.8
6.5
6.68
23.0
8.12
5.44
7.43
21.0
8.41
5.27
5.??
18.76
7.9
4.5
4.96
17.3
Arginine
2.91
3.7
3.62
5.44
8.27
6.32
Valeur biologique
104
77
91
100
74
80
Acides aminés
Dans le Tableau 2, certains profils d'acides aminés ainsi
que la valeur biologique du petit-lait (par exemple, PROMUNE™) sont
comparés à d'autres protéines de qualité élevée. La
protéine de petit-lait possède la plus haute valeur
biologique; la valeur biologique est une évaluation de la
quantité d'azote qui peut être remplacée par
100 g de protéine dans la diète d'une personne adulte. Certains
acides aminés sont étudiés ci-dessous.
Acides aminés à chaînes ramifiée
Les acides aminés à chaînes ramifiées
(AACR) deviennent rapidement oxydés par les tissus musculo-squelettiques
pour la production d'énergie pendant un effort physique ou
mental intense. Certains supposent comme principe que les patients
stressés nécessiteraient de moins grandes quantités
de protéine alimentaire (par exemple, un apport de 70 g par
jour versus un apport idéal de 100 g), si la source protéique était
abondante en AACR. Ceci serait particulièrement avantageux
pour les patients qui doivent suivre un régime restreint en
protéine, mais qui souffrent de malnutrition. De même,
les patients devant restreindre leur apport en liquides pourraient
bénéficier d'une formule d'acides aminés enrichie
de AACR parce qu'il est difficile de donner suffisamment de protéine
sans de grandes quantités d'eau. Hunter et autres ont
mesuré l'utilisation de l'azote (synthèse protéique
et taux d'oxydation) chez des patients souffrant de cachexie due
au cancer; on leur a prescrit une nutrition parentérique totale
(NPT) avec un mélange d'acides aminés contenant une
concentration normale d'AACR (19%) versus une diète enrichie
(50% d'AACR). Avec la formule enrichie d'AACR, on a constaté une
augmentation considérable dans l'organisme en général
de la synthèse et de la transformation de la protéine
et des taux synthétiques d'albumine, supportant invariablement
l'hypothèse de l'avantage d'une telle formule chez ces patients. Chaque
source protéique contient des quantités similaires
d'AACR (17% à 24%), le lait et le PROMUNE™ ayant
les concentrations les plus élevées (Tableau 2).
Arginine
L'arginine est un acide aminé conditionnellement essentiel
pendant les périodes de stress. Il semblerait que l'arginine
augmente la fonction immunitaire en augmentant l'activité des
cellules tueuses naturelles et des cellules activées par les
lymphokines. Les patients hospitalisés atteints de cancer
et devant subir une chirurgie importante atteignaient un meilleur équilibre
d'azote lorsque leur diète comprenait 25 g d'arginine, comparativement à un
groupe témoin qui avait une diète à quantité égale
d'azote avec glycine.
L'arginine peut aussi avoir des bienfaits pour les gens en santé. Les
personnes âgées en santé qui avaient un supplément
de 17 g d'arginine à forme libre dans leur diète avaient
un apport considérablement plus élevé d'hydroxyproline
(indice de dépôt de collagène et de guérison
des blessures) et du facteur de croissance semblable à l'insuline
(IGF-1). On constate habituellement dans ce groupe de la population
une réduction de la quantité des cellules T et de leur
efficacité, de même qu'une réduction des niveaux
de IGF-1. De toutes les protéines énumérées
dans le Tableau 2, c'est le petit-lait qui contient le moins d'arginine.
Glutathion
Description
Le glutathion (?-glutamyl-cystéinyl-glycine, GSH) est une
tripeptide composée de cystéine, de glutamine/glutamate
et de glycine. On trouve dans la protéine de petit-lait
de plus grandes concentrations de cystéine et de glultamate
comparativement aux autres protéines à valeur biologique élevée
(Tableau 2). Spécifiquement, le GSH contient de la cyst(é)ine
(combinaison de cystéine et de cystine puisque la contribution
de l'un et l'autre n'est pas encore connue avec précision). La
cystine est la forme oxydée de la cystéine. Le
glutathion contient également de la glutamate (sel de l'acide
glutamique) qui contient une seule molécule d'azote contrairement à deux
molécules d'azote dans la glutamine.
La cystéine et la glultamine sont toutes deux importantes
dans la réaction coordonnée de cellules tueuses des
macrophages et des lymphocytes. La cystéine est libérée
du muscle au cours d'une activité catabolique intense, c'est
pourquoi les réserves s'épuisent graduellement durant
une maladie à long terme comme le SIDA. La cystéine
est facilement acheminée dans les cellules et est limitée
en quantité lors de la formation de GSH. Une fois les
concentrations de cystéine sont adéquates, la glutamine
devient à son tour limitée en quantité. La
glutamine est également un acide aminé important dans
les tissus musculo-squelettiques et les quantités de glutamine
s'épuisent rapidement pendant un stress catabolique. Cependant,
la protéine de petit-lait étant riche en glutamine,
celle-ci pourrait réduire la détérioration des
protéines dans les muscles.
On trouve le glutathion dans toutes les cellules mammaliennes; il
fournit la principale défense intracellulaire contre les éléments
déclencheurs d'oxydation comme les anions superoxydes, les
peroxydases lipides, et les hydroxyl-radicaux produits par le fer. Il
se trouve en abondance (3 à 10 mmol/L) dans le cytoplasme,
les noyaux et les mitochondries, et en est l'antioxydant soluble
le plus important. Par conséquent, le GSH peut détoxiquer à la
fois les peroxydases hydrosolubles et liposolubles.
Les niveaux de GSH diminuent lorsque l'apport en nutriments est
médiocre, particulièrement lorsqu'il y a un apport
inférieur en protéine ou pendant l'activité physique. Il
en est de même dans les cas d'infection, de traumatisme ou
de chirurgies majeures. Comme une quantité adéquate
de cystéine est nécessaire pour la production de GSH,
une protéine de qualité inférieure de même
qu'une protéine avec une faible teneur en cystéine
vont alors limiter la disponibilité du glutathion. Un
supplément de cystéine seulement, sans les autres acides
aminés, ne peut augmenter les niveaux de GSH, parce que l'administration
alimentaire de ?=glutamylcystéine augmente le GSH; la protéine
de petit-lait contient une quantité considérable de
cet élément. Les groupes de glutamylcystéine
se trouvent principalement dans les fractions d'albumine de sérum
de bovidés, et de fractions de ?-lactoglobuline et d'immunoglobuline
G1 (Tableau 1). On retrouve rarement cette substance dans d'autres
sources protéiques ou végétales, sauf les blancs
d'œufs non cuits.
Maladies particulières
Les patients souffrant de maladie rénale avancée développent
une carence en protéine due à un appétit médiocre
qui mène à un apport protéique inférieur. De
plus, l'hémodialyse sur une base régulière élimine
la protéine de l'organisme. Ces patients se retrouvent
donc vraisemblablement dans un état avancé de stress
oxydatif. La protéine de petit-lait a été mise
au point de façon à être un supplément
protéique idéal pour ce type de patients parce que
non seulement elle est une bonne source de protéine alimentaire,
mais elle est riche en cystéine et en glutamate nécessaires
pour la production de GSH afin de réduire le processus d'oxydation
(Williams ME, en filière, Optim Nutrition, 1997).
La diminution générale de GSH dans les cellules cancéreuses
en ralentisse leur prolifération, ce qui est bon, mais les
tissus normaux se retrouvent également carencés en
GSH, ce qui n'est pas souhaitable. Par contre, la protéine
de petit-lait peut diminuer la concentration de GSH in vitro dans
les cellules cancéreuses sans toutefois affecter les cellules
normales. Cette constatation peut avoir une implication directe
pour les cancéreux devant subir de la chimiothérapie,
car la protéine de petit-lait peut alors devenir pour eux
une source protéique de choix.
Les patients atteints du SIDA ont une concentration inférieure
de GSH. Une faible concentration de GSH a été associée à un
taux réduit de survie des cellules, une fonction affaiblie
des cellules tueuses, une activité réduite des interleukines
(IL)-2 et une progression accrue de la maladie. Le taux de survie
de patients atteints de SIDA avec une faible concentration de GSH était
moins élevé que chez les patients ayant un plus grande
concentration de GSH. Un supplément de n-acétyl-cystéine
(source de cystéine) augmentait le taux de survie. Comme
la protéine de petit-lait est riche en cystéine, il
est probable que les effets seront les mêmes.
Afin d'obtenir le plein potentiel de GSH de la protéine de
petit-lait, il est important que le GSH ne devienne pas dénaturé pendant
le processus de traitement. Bounous et autres ont démontré que
les concentrés de protéine de petit-lait ne sont pas
tous les mêmes. Les animaux ayant ingéré la
protéine de petit-lait la plus soluble (conformation non dénaturée)
ont eu la meilleure réaction immunitaire humorale provenant
de l'activité du GSH, comparativement aux animaux ayant ingéré de
la caséine ou un petit-lait qui avait été dénaturé au
cours du traitement.
Lactoferrine, alpha-lactalbumine, bêta-lactoglobuline et albumine
de sérum de bovidés
Le petit-lait spécialement traité contient également
d'autres protéines qui augmentent également la fonction
immunitaire et qui sont riches en cyst(e)ine pour la synthèse
du GSH (Tableau 1). Ce sont la lactoferrine, l'alpha-lactalbumine,
la bêta-lactoglobuline et l'albumine de sérum de bovidés.
La lactoferrine régularise l'absorption du fer en se liant à celui-ci. Ceci
empêche le fer de supporter la croissance des bactéries
intestinales, en particulier les bactéries pathogènes
comme le Escherishus coli. La lactoferrine peut aussi moduler
la fonction immunitaire. Des bénévoles normaux
qui prenaient 40 mg de capsules contenant de la lactoferrine de bovidés,
pendant une période de 10 jours, avaient une augmentation
de 100% du niveau de formes cellulaires immatures (bandes) et une
diminution considérable de la quantité d'éosinophiles
et de monocytes. Les niveaux de sérum de cytokines proinflammatoires
choisies avaient diminué (TNF-a, IL-6). Les cellules
stimulées pas les lipopolysaccharides (LPS) produisaient moins
de ces deux cytokines, révélant de nouveau un manque
d'efficacité de la réponse immunitaire activée. Dans
une autre étude, des souris ingérant la même
substance avaient une quantité plus élevée d'immunoglobulines
(IgA et IgG) dans leurs liquides intestinaux et les cellules de la
rate. Ces conclusions suggèrent que la lactoferrine agit
comme un facteur immunostimulant sur l'immunité du système
intestinal, qui dépend de sa capacité à fixer
les antigènes dans la muqueuse intestinale.
L'alpha-lactalbumine est le sous-groupe B de la synthétase
de lactose, l'enzyme qui catalyse l'addition de galactose au glucose
afin de produire la lactose. Ceci peut aider à la digestion
du lait chez les nourrissons. La bêta-lactoglobuline joue
un rôle dans le métabolisme du phosphore dans la glande
mammaire, dans le transfert de l’immunité passive et
dans la fixation du rétinol et des acides gras. Cette
fixation permet l’utilisation efficace des gras par les cellules. Ces
deux éléments sont également présents
dans le lait et sont des allergènes importants chez les humains;
les individus souffrant d’allergies aux protéines du
lait (et non à la partie sucre du lait qui est la lactose)
ne devraient pas consommer de petit-lait. L’albumine de
sérum de bovidés fixe également les acides gras
tout en stimulant les lipases prégastriques, aidant ainsi à la
digestion chez les nourrissons.
É tudes sur la protéine de petit-lait chez des volontaires normaux
Comme le concentré de protéine de petit-lait PROMUNE™
a initialement été mis au point comme médicament,
deux essais intensifs de toxicité et de sécurité ont été menés
en 1994 (données non publiées, Optim Nutrition, en
filière, 1994). Le premier essai était une étude
de marques dévoilées afin d’évaluer les
effets d’un apport de protéine de petit-lait en plus
de l'apport alimentaire normal; cependant, aucune donnée ne
pouvait être obtenue quant à la contribution protéique
et énergétique de ces aliments. Les participants
recevaient 0,84 g/kg/jour de protéine de petit-lait (0,65
g de protéine/kg/jour) comme dose faible, 4,2 g/kg/jour (3,3
g de protéine /kg/jour) comme dose moyenne, et 8,4 g/kg/jour
(6,5 g de protéine/kg/jour) comme dose élevée. Tous
les sujets (n=6)du groupe à dose élevée ont
abandonné avant la fin de l’étude, de même
que 2 sujets sur sept du groupe à dose moyenne. Les sujets
consommaient leurs diètes respectives pendant 3 jours, puis étaient
suivis pendant 4 jours de plus. Les plaintes les plus courantes
des participants avaient trait au système gastrointestinal. Il
y avait entre autres augmentation de la fréquence des selles
(57%), nausées (52%), ballonnements (39%), réduction
de l’appétit (42%), fatigue (24%) et maux de tête
(27%). La concentration BUN a aussi doublé. Les
plaintes de problèmes gastrointestinaux et les concentrations
BUN étaient tous deux reliées aux doses.
Ces doses de protéines de petit-lait étaient extrêmement élevées
pour des sujets normaux, surtout que ces doses étaient en
plus de leur alimentation régulière. Par conséquent,
l’anormalité des symptômes et des tests sanguins étaient à prévoir;
tout est revenu dans l’ordre après discontinuation de
la protéine de petit-lait. L'étude suivante a été menée
en utilisant une dose de protéine mieux tolérée
et consommée par des patients nécessitant une diète à teneur élevée
en protéine, comme ceux atteints du SIDA, du cancer, les grands-brûlés,
ceux souffrant de traumatisme ou subissant une chirurgie majeure. La
dose prescrite était en plus de leurs repas réguliers,
et encore ici, aucune donnée n’était disponible
sur l’apport protéique et énergétique
des aliments ingérés.
Dans cette seconde étude, 20 volontaires en santé ont
consommé de la protéine de petit-lait pendant une période
de 10 jours, suivie d’une autre période de 10 jours
sans traitement, afin d’observer les symptômes. Chaque
sujet consommait 3 g/kg/jour de protéine de petit-lait (2,3
g protéine/kg/jour), équivalant à 210 g de protéine
de petit-lait ou 161 g de protéine pour un homme pesant 70
kg. L’apport quotidien recommandé (RDA) en protéine
est de 63 g pour les hommes, la majorité des patients nécessitant
le double. Le groupe était formé de 8 femmes et
de 12 hommes, l’âge moyen étant de 25 ans chez
les hommes et de 29 ans chez les femmes.
Il n’y avait pas de différence importante dans les
mensurations entre les deux sexes. Trois participants ont abandonné. Leurs
données de base ne différaient pas des données
moyennes au début de l’étude. Les symptômes
constatés incluaient la fatigue (60%), des nausées
(50%), une réduction de l’appétit (5%), des maux
de tête (45%), des ballonnements (35%) et des crampes (25%). Les
symptômes disparaissaient dans les journées suivants
la discontinuation de la protéine de petit-lait.
La concentration BUN était encore le double. Les autres
indices d’insuffisance rénale (comme la créatinine,
l’osmolalité, et autres) demeuraient normaux, indiquant
que le problème était relié à une saturation
protéique plutôt qu’à la fonction rénale. Trois
participants ont temporairement eu un foie légèrement
plus actif pendant la durée de l’étude .
Quant à la fonction immunologique, il y a eu une légère
augmentation du sérum IgG (1,124 à 1,177 mg/dL) et
IgA (211 à 222 mg/dL). Le CD4/CD8 (2,1 à 2,6)
a subi une augmentation pendant le traitement et est demeuré élevé jusqu’à la
fin de l’étude. Par conséquent, on a constaté chez
les volontaires normaux que la protéine de petit-lait paraissait
bien tolérée à cette dose et que la fonction
immunologique s’était légèrement améliorée.
Études sur la protéine de petit-lait chez des sidéens
La majorité des patients atteints du SIDA développent
la malnutrition au cours de leur maladie. Avant l’ère
de “ la thérapie antirétrovirale hautement
active ” (HAART – highly active antiretroviral therapy),
on caractérisait souvent cette malnutrition de cachexie extrême. Les
patients subissaient des pertes extrêmes de masse musculaire
et de réserves de gras. Aujourd’hui, les patients
développent encore une carence en protéines et en calories,
mais avec une augmentation des réserves de gras et parfois
un léger gain de poids. Cette lipodystrophie se caractérise
par un dépôt de gras à l’arrière
du cou et sur l’abdomen, et chez les femmes, il y a augmentation
du volume des seins. Souvent, cette perte musculaire extrême
survient simultanément de façon clandestine. Cependant,
les patients souffrant de lipodystrophie peuvent avoir un faux sens
de sécurité en pensant qu’ils ont du poids en
trop.
L’utilisation d’un supplément de protéine
de petit-lait peut avoir des bienfaits pour les patients atteints
du SIDA et qui souffrent déjà de malnutrition ou sont
sur le point de l’être. Il est prouvé que
des immunoglobulines administrées de façon intraveineuse
freinent la baisse du taux de cellules CD4 chez les enfants. De
plus, il y a une réduction d'infections virales et bactériennes
graves. Ceci suggérerait donc que d’autres modes
de supplémentation en immunoglobulines (par exemple, de la
protéine de petit-lait non dénaturée) pourraient
améliorer le taux de cellules CD4 et réduire l’incidence
d’infections secondaires.
Bon nombre de patients atteints du SIDA, qui ont un apport énergétique
au-dessus de la normale, ne peuvent gagner de poids et surtout augmenter
leur masse musculaire maigre. Un supplément de protéine
favorise l’augmentation de la masse cellulaire (BCM = body
cell mass). Lorsque de la protéine était donnée
de façon intraveineuse à des patients stables sans
infections secondaires, le taux de synthèse protéique
augmentait sans augmenter le taux de détérioration. L’apport
en protéine avait aussi une relation positive avec la masse
cellulaire corporelle. Par conséquent, il est nécessaire
de trouver le moyen d’augmenter l’apport protéique
de ces patients.
Pour bâtir de la masse musculaire
La plupart des gens qui ne souffrent pas du SIDA consomment plus
de protéine que nécessaire. L’apport quotidien
de référence (RDI = reference daily intake) en protéine
est de seulement 50 g par jour. C’est habituellement la
quantité requise chez la majorité des Américains
ne souffrant pas d’une maladie chronique; le RDI sert également
de valeur de référence pour l'étiquettage des
aliments. Par contraste, les sidatiques n'ingèrent pas
suffisamment de protéines à cause de leurs besoins
accrus, à cause d’une mauvaise absorption et de l’anorexie.
Les patients qui souffrent de malaises cataboliques comme le sepsis
ou qui ont subi une chirurgie, ou les patients souffrant de malaises
chroniques tels le SIDA et le cancer, ont des besoins protéiques
accrus, soit le double de l’apport quotidien de référence
(100 g) et des besoins énergétiques semblables ou légèrement
inférieurs, soit 25 à 35 kcal/kg comparativement à 40
kcal/kg pour des sujets en santé.
Un apport protéique supplémentaire est essentiel pendant
une infection séro-positive parce que l’organisme subit
un changement protéique accru (augmentation du processus de
synthèse et de transformation). La présence d’une
infection entraîne la libération de cytokines des monocytes/macrophages,
qui précipite la perte de protéine dans les muscles. Les
muscles sont une partie essentielle dans le processus de synthèse
et de transformation de la protéine. Durant une infection
comme le SIDA ou des agressions aiguës comme la chirurgie ou
un traumatisme, la production d’urée augmente. La
cyst(e)ine et la glutamine sont toutes deux libérées
plus rapidement du muscle pour la synthèse accrue d’urée. Éventuellement,
les niveaux de plasma de cyst(e)ine et de glutamine s’épuisent,
reflétant l’inaptitude du muscle à répondre à la
demande accrue pour produire l’urée.
Lorsque l'organisme est infecté du SIDA, celui-ci requiert
plus de protéine pour former les tissus musculaires et les
cellules sanguines à un rythme plus accéléré que
s’il n’était pas infecté du SIDA. Dans
le cas d’une infection séro-positive, il a été démontré qu’une
diète élevée en protéine augmente la
synthèse sans occasionner une augmentation simultanée
dans la détérioration. Un apport médiocre
en protéine diminue les réserves de GSH, pouvant ainsi
accroître le processus d’oxydation. L’apport
en protéine alimentaire doit être suffisant pour refaire
les muscles et aider à la synthèse et à la transformation
de la protéine. Les protéines également
riches en cystéine et en glutamate (par exemple, le petit-lait)
réapprovisionnent l’organisme en GSH.
Plusieurs études dans lesquelles un supplément de
protéine de petit-lait était ajouté à la
diète de patients atteints du SIDA ont été menées
(42, 43, Brosgart C. (1996) et Lucas D. (1997) Personal Communications,
en filière, Optim Nutrition).
Les résultats des études, utilisant une diète,
réalisées avec des protéines non-dénaturées
et des immunoglobulines actives, devraient s’appliquer
à Promune (ULTIMUM).
Des chercheurs canadiens ont fait un compte-rendu de l'utilisation
d’une poudre de protéine de petit-lait chez
trois patients mâles atteints du SIDA. La protéine
de petit-lait était mêlée à l’eau
ou à un jus en dose initiale de 8,4 g et graduellement jusqu’à une
dose de 39,2 g par jour. (Ce produit se composait de 75% de
protéine.) On a demandé aux patients de réduire
leur apport protéique provenant d’autres sources, afin
de compenser pour l’apport accru. La diète a été bien
tolérée dans toutes les doses. Bien que les patients
aient eu un poids stable avant que ne commence l’étude,
ceux-ci ont gagné entre 2 et 7 kg au cours d’une période
de trois mois. La concentration de GSH mononucléaire
sanguine était anormalement peu élevée chez
tous les patients au début de l’étude, mais avait
augmenté à la fin. Cependant, un patient seulement
avait obtenu un niveau de GSH normal. Les niveaux de CD4 sont
demeurés les mêmes au cours de l’étude.
Une étude de 6 mois utilisant la même diète
a été menée chez 11 enfants atteints
du SIDA; au début de l’étude, 20% de leur protéine
alimentaire était sous forme de protéine de petit-lait
et on a augmenté graduellement l’apport en protéine
de petit-lait jusqu’à 35%. Les enfants étaient âgés
de 8 mois à 15 ans. Tous les patients ont gagné du
poids, la moyenne étant 8,4% ? 5,7 %. Bien que le taux
de CD4 n’ait pas changé, 6 des 11 patients avaient des
niveaux de GSH plus élevés (p < 0.005). La
diète a été bien tolérée à toutes
les doses et il n’y a eu aucun signe de diarrhée ou
de vomissement relié à la protéine de petit-lait. Cette
formule de petit-lait a eu comme effet une augmentation du poids
et des niveaux de GSH.
Une étude pilote de 6 semaines utilisant deux doses (20 g
et 60 g) d’une protéine de petit-lait différente,
PROMUNE™, a été menée en Californie
(Brosgart C., Personal Communication, en filière, Optim Nutrition,
1996). Cinquante-quatre pour cent (19/35) des participants étaient
atteints du SIDA selon les critères du Centre de contrôle
des maladies. Tous avaient une perte de poids documentée
(10% du poids corporel idéal ou un index de masse corporelle
(BMI) inférieure à 20 kg/m2). Selon les résultats,
le gain de poids moyen était de 1,54 à 4,84 livres;
il n’y a eu aucune différence de gain de poids entre
les deux diètes (p = 0,915). Cependant, 25 des 29 sujets
qui ont complété l’étude ont maintenu
ou augmenté leur poids corporel ou BCM ou les deux. La
masse cellulaire corporelle a été évaluée
selon l’impédance bioélectrique. Le taux
de cellules CD4 de même que les scores de performance de Karnofsky
n’ont pas changé considérablement au cours de
l’étude. Le produit PROMUNE™ a comme effet de maintenir
ou d'augmenter le poids chez les patients atteints du SIDA manifestant
un problème de perte protéique.
Deux autres études cliniques concourantes ont été menées
avec PROMUNE™ (Lucas D. Personal Communication, en filière,
Optim Nutrition, 1997). Il s’agissait d’un total
de 62 patients atteints du SIDA qui avaient perdu au moins 5 livres
au cours des 6 derniers mois. Les patients devaient consommer
20 g de protéine de petit-lait (environ 15 g de protéine)
en plus de leur diète normale, pendant une période
de 8 semaines. La plupart des patients ont gagné du poids : 59%
dans un groupe (5,3 livres) et 50% dans l’autre groupe (9,7
livres). L’addition de petites quantités de protéine
de petit-lait (environ 20% des besoins en protéine) aidait
au gain de poids chez environ la moitié des patients qui avaient
déjà des problèmes de perte de poids.
Dysfonction gastrointestinale
La maladie gastrointestinale est courante chez les patients atteints
du SIDA, c'est-à-dire 60 à 100% en souffrent au cours
de la maladie. La diarrhée chronique provenant d’une
maladie gastrointestinale est reliée à une augmentation
du taux de mortalité et de morbidité, à la déshydratation, à une
mauvaise qualité de vie, à la malnutrition et à une
augmentation de l’utilisation des ressources de soins de la
santé. Environ 50% de toutes les maladies gastrointestinales
peuvent être reliées à un pathogène en
particulier (par exemple, parasites, virus, protozoa, champignons,
mycobactéries et bactéries entériques). Le
reste des cas non-diagnostiqués demeure problématique
et frustrant pour les patients et leurs cliniciens. La cause
d’une diarrhée non-diagnostiquée peut être
un pathogène occulte ou l’infection séro-positive
elle-même.
Bactéries adhérentes
Le syndrome clinique de diarrhée, la perte de protéine
et un faible taux de cellules CD4 peuvent être le résultat
de bactéries adhérentes, que la cause du problème
puisse être identifiée ou non. Des bactéries
adhérentes ont été identifiées chez 17%
des patients atteints du SIDA (11/66), mais n’ont pas été repérées
dans 12 contrôles normaux ou chez 10 patients souffrant de
maladies intestinales inflammatoires. Trois schèmes distincts
ont été observés : lésions
liantes et oblitérantes, bactéries intercalées
entre les microvilli, agrégats de bactéries fixés
moins rigidement à l’épithélium endommagé.
L’adhérence de bactéries aux cellules épithéliales
est une caractéristique courante des bactéries entériques,
mais n’est pas toujours reliée à la diarrhée
clinique. L’entéropathie chronique et possiblement
l’infection séro-positive sont reliées à des
changements fonctionnels et structuraux dans l’entérocyte. Ces
changements incluent une augmentation de la perméabilité intestinale
et une diminution de l'absorption; la barrière créée
par ces cellules comme protection contre l’environnement extérieur
est endommagée et l’organisme se trouve par conséquent
plus vulnérable aux pathogènes extérieurs. La
barrière intestinale normale est régie par les facteurs
immunologiques et non-immunologiques. Les facteurs immunologiques
sont principalement des immunoglobines sécrétrices,
plus précisément les IgA. Ces dernières
fixent les antigènes dans le lumen intestinal et les empêchent
d’adhérer ou de pénétrer la couche épithéliale.
Immunoglobuline A
L’immunoglobuline IgA est absente dans la salive et les cellules
de plasma des patients atteints du SIDA; ceci est peut-être
dû à un manque de sécrétion d’IgA
(Kotler DP, Personal Communication, en filière, Otim Nutrition,
1996). Afin qu’aucune infection ne pénètre
les intestins, l’épithélium a besoin d’être
constamment baigné dans des immunoglobulines sécrétrices
qui sont produites localement suite à l’ingestion de
colostrum ou d’un petit-lait spécialement traité.
Le colostrum et le petit-lait spécialement traité sont
de riches sources d’immunoglobulines, dont des IgA. Comme
le mammifère nouveau-né reçoit une immunité passive
de sa mère, la même chose est possible pour un patient
déficient en IgA, qui peut recevoir cette immunité d’une
source enrichie. De plus, la source concentrée de protéine
de haute qualité aide à réparer le système
immunitaire et le système gastrointestinal. Aussi, il
est possible que les effets secondaires néfastes de perte
protéique, de diarrhée et de faible taux de cellules
CD4 puissent s’atténuer avec l'ingestion d’un
petit-lait enrichi d’immunoglobulines.
Cryptosporidie
Les effets d’un petit-lait spécialement traité et
ceux du colostrum ont fait l’objet d’études intensives
chez des patients atteints du SIDA et souffrant de cryptosporidie. Ces
coccidies sont présentes dans tout l’embranchement des
vertébrés et on les retrouve souvent chez les sidatiques;
aux États-Unis, 10 à 15% de ces patients ont ce parasite,
alors que dans les pays en voie de développement, on évalue à environ
50% ceux qui transportent ce même parasite. Pour neutraliser
la plupart de ces organismes, le corps doit posséder à la
fois les lymphocytes T et B, alors que pour éliminer la cryptosporidie,
il n’a besoin que de lymphocytes B, soit les IgA, IgM et IgG
sécrétrices.
En principe, le colostrum de vache et la protéine de petit-lait
spécialement traitée seraient efficaces contre la cryptosporidie. Ils
sont une source riche en immunoglobulines et en anticorps pour combattre
la cryptosporidie chez les vaches infectées par ce parasite. Ces
anticorps peuvent empêcher le parasite de se fixer à l’épithélium,
bloquant ainsi son entrée dans la muqueuse intestinale. Les
produits ayant un titre d’anticorps d’au moins 1:120
000 sont très efficaces. Lorsque le PROMUNE™ est reconstitué en
une dilution de 0,45 g de poudre de petit-lait/ml, ce produit possède
un titre d’anticorps spécifiques contre la cryptosporidie
de 1:64 000 à 1:128 000.
Des essais cliniques utilisant le colostrum hyperimmunisé d’anticorps
contre la cryptosporidie ont été menés sur de
petits groupes de patients; ces essais étaient non dirigés
et comportaient différentes doses ainsi que différents
moyens d’administration (Moffat C. Personal Communication,
en filière, Optim Nutrition, 1995). Dans la plupart de
ces essais, on a constaté une atténuation des symptômes;
les meilleurs résultats ont été atteints lorsque
le colostrum a été administré sur une base continuelle
au moyen d’un tube nasogastrique, en grandes quantités,
et avec un titre plus élevé (supérieur à 1:120
000).
La protéine de petit-lait spécialement traitée
PROMUNE™ a également été administrée
par voie nasogastrique, pendant une période de 10 jours, à 6
patients atteints du SIDA et souffrant de cryptosporidiose chronique
(Kotler DP, Personal Communication, en filière, Optim Nutrition,
1996). Les patients ont reçu 2,4 g de protéine/kg
de poids corporel, provenant d’un petit-lait contenant un titre
anticryptosporidial d’au moins 1:120 000. On n’a
constaté aucune activité anticryptosporidiale; par
contre, malgré une très mauvaise absorption, la rétention
d’azote était accrue. D’autres recherches
sont nécessaires pour déterminer l’efficacité de
ce produit quant à ses propriétés anticryptosporidiales,
mais pour l’instant, il semble que ce produit soit bien toléré et
qu'il permet une meilleure rétention d’azote, pouvant
mener ainsi à l’augmentation de la masse musculaire
maigre.
Études sur la protéine de petit-lait chez les cancéreux
Plusieurs études prometteuses faites sur les animaux supportent
l’idée que la protéine de petit-lait peut inhiber
la croissance de cellules cancéreuses. Des chercheurs
au Vanderbilt ont évalué l’effet de la protéine
de petit-lait sur la tumorigénésie du cancer de la
prostate (Steiner MS. Personal Communication, en filière,
Optim Nutrition, 1995). Selon les résultats des études,
plus on augmentait les doses de protéine de petit-lait, plus
le volume de la tumeur diminuait, mais pas de façon significative
(11%). La protéine de petit-lait a un léger effet
antinéoplasique sur les tumeurs existantes, mais par contre
un effet considérable sur la clonogénésie des
cellules cancéreuses (formation des tumeurs). De plus,
chez des souris injectées au niveau des cellules rénales,
on a constaté que la croissance tumorale était inhibée
chez les animaux recevant le petit-lait, mais non dans le groupe
témoin (Smith JA. Personal Communication, en filière,
Optim Nutrition, 1995).
Des études in vitro démontraient que la protéine
de petit-lait causait une diminution de GSH de même que l’inhibition
de la prolifération dans les cellules cancéreuses mais
non dans les cellules normales. Trente grammes de protéine
de petit-lait étaient
ingérés par des patients atteints d’un cancer
métastasié du sein (5), du pancréas (1) et du
foie (1), pendant une période de 6 mois. Six des sept
patients avaient des niveaux de GSH dans les lymphocytes considérablement
plus élevés que la normale au début de l’étude,
indiquant des niveaux élevés de GSH dans les tumeurs. Deux
d’entre eux ont manifesté des signes de régression
de la tumeur ainsi qu’une diminution des niveaux de GSH vers
un niveau normal. Chez deux autres patients, la tumeur avait
stabilisé mais il n’y avait aucun changement dans les
niveaux de GSH. Trois patients avaient une concentration de
GSH plus élevée dans les lymphocytes de même
qu’une évidence de progression de la maladie. Ces
résultats préliminaires indiquent que la protéine
de petit-lait peut diminuer le GSH des cellules de la tumeur, ralentir
la progression de la maladie et rendre les tumeurs plus vulnérables à la
chimiothérapie. La concentration élevée
de GSH dans la tumeur protège les cellules de la chimiothérapie.
Comment utiliser un supplément de protéine de petit-lait
Normalement, un supplément de protéine est requis
chez les patients hospitalisés qui doivent subir une chirurgie
majeure, qui ont subi des brûlures graves ou un traumatisme,
ou qui souffrent de maladies chroniques comme le diabète,
le cancer ou le SIDA. Lorsque ces patients retournent à la
maison, ils ont quand même besoin de prendre un supplément
de protéine jusqu’à leur guérison totale. Dans
le cas de patients souffrant de maladies chroniques, il se peut qu’une
diète à teneur élevée en protéine
soit toujours de rigueur.
Ces patients doivent consommer 1,5 g de protéine par kg de
poids corporel idéal par jour, contrairement à des
adultes normaux qui nécessitent 0,8 g/kg de poids corporel
actuel. Les repas d’hôpitaux et à domicile
typiques contiennent environ la moitié des besoins en protéine
et en énergie. Par conséquent, des suppléments
oraux riches en protéine sont nécessaires. Tel
est le cas surtout chez les patients atteints de SIDA et du cancer. Malheureusement,
pour satisfaire les besoins protéiques sans fournir trop d’énergie
aux patients, la plupart des formules ont un rapport kcal/N trop élevé . Habituellement,
il est nécessaire d’ajouter un supplément protéique à ces
formules. Le tableau 3 est un exemple d’un plan de repas
typique de 1 800 kcal incluant un supplément de 13 grammes
de protéine de petit-lait (10 grammes de protéine). Ce
type de diète conviendrait à un patient mâle
atteint de SIDA qui doit avoir un poids normal de 65 kg, mais ne
pèse que 60 kg.
Dans le cas de patients nécessitant une diète élevée
en protéine et recevant une nutrition entérique au
moyen d’un tube, on retrouve habituellement les mêmes
circonstances : les formules satisfont les besoins énergétiques
mais sont déficientes en protéine. Par exemple,
un patient nécessitant 1 800 kcal d’une formule entérique
standard ne recevrait normalement que 70 à 80 g de protéine
alors qu’il aurait besoin d'un surplus de protéine 20 à 30
g. Ce surplus de protéine nécessaire peut être
donné en ajoutant la quantité adéquate de protéine
de petit-lait à la formule et en la mélangeant bien.
Ainsi, la protéine de petit-lait peut servir de supplément
protéique chez un patient consommant une diète orale
ou chez celui recevant une formule au moyen d’un tube. Contrairement à de
nombreuses autres sources protéiques, PROMUNE™ peut être
consommé seul par voie orale, sans avoir à ajouter
des kcal non-protéiniques pour en améliorer le goût. Aussi,
il se mélange facilement à la majorité des formules.
RÉSUMÉ
La protéine de petit-lait possède des propriétés
uniques qui la distinguent des autres protéines à valeur
biologique élevée. Un petit-lait spécialement
traité (comme le PROMUNE™) contient des protéines
non dénaturées particulièrement riches en cystéine
et en glutamate. Ces deux acides aminés agissent comme
précurseurs pour la production du glutathion, aidant ainsi à éliminer
les radicaux libres qui s’accumulent à cause du stress. Le
produit contient des immunoglobulines actives similaires à celles
des humains. Celles-ci peuvent renforcer un système immunitaire
faible. Le coût du PROMUNE™ est d’environ la moitié des
autres protéines de petit-lait équivalentes. La
protéine de petit-lait est concentrée de façon à fournir
de la protéine sans un surplus de kilocalories; la majorité des
patients subissant des agressions aiguës comme subir une chirurgie
majeure ou un traumatisme ou souffrant de maladies chroniques telles
le cancer ou le SIDA, ont des besoins protéiques au-dessus
de la normale, mais avec des besoins énergétiques semblables à ceux
de personnes en santé. Par conséquent, la protéine
de petit-lait, riche in immunoglobulines et en protéines non
dénaturées, est le supplément idéal pour
tout patient atteint d’une agression aiguë ou d’une
maladie chronique.
Tableau 3. Plan de repas avec suppléments
utilisant la protéine de petit-lait
Repas/Aliments
Kcal/Protéine (g)
Petit déjeuner
Céréale (1 bol)
80/3
Lait entier (1 tasse)
160/8
Jus d’orange avec 13 g
de
protéine de petit-lait (1 tasse)
120/10
Rôtie (1 tranche)
15/3
Beurre (1 pat)
45/0
420/24
Déjeuner
Sandwich au thon (1/2)
182/14
Salade verte avec vinaigrette
70/4
Gâteau au chocolat (1 morceau)
223/3
Liqueur (1 cannette)
200/0
675/21
Collation
Ensure (Ross Laboratories) avec
13 g de protéine de petit-lait
290/18
290/18
Dîner
Poulet (3 onces)
155/21
Pommes de terre pilées (1/2
tasse)
80/3
Carottes (1/2 tasse)
25/2
Biscuits aux brisures de chocolat
(2 petits)
96/1
Jus avec 13 g de protéine
de petit-lait (1/2 tasse)